Masahide Ikuta – restaurant

A l’approche du printemps, le Badaboum continue sa métamorphose et lance son  – restaurant, dans un décor entièrement repensé par H A ï K U, l’agence qui depuis la rentrée se cache derrière la programmation musicale du club.

Dans ce nouvel écrin épuré, où matériaux industriels, murs de briques et céramique contrastent avec le jardin végétal, la cuisine de Masahide Ikuta, bien connu des adeptes du très fréquenté comptoir des Enfants Rouges du Marché, s’est imposée comme une évidence. Celui qui a découvert la gastronomie française aux côtés du chef étoilé Alain Chapel dans son restaurant de Kobe est passé par des cuisines renommées, de l’Ami Jean à l’Agapé avec Bertrand Grébaut à Table, où il décrochera une première étoile aux côtés de Bruno Verjus. De son expérience dans les montagnes du Pays basque chez Etxebarri, réputé pour ses cuissons au charbon, il a gardé l’amour du produit brut.
 
Pour illustrer sa philosophie, Masa, comme on le prénomme, fait défiler ses assiettes gastronomiques de saison à partager, imaginées pour la carte de –restaurant (et préparées par Syohoi): Saint Jacques cuites sur la coque, salade d’endives, vinaigrette clémentine, noisettes écrassées ; Seiche snackée, duxelle de champignons, épinards et pistaches, Maquereaux brûlés, tapenade d’olives noires de Kalamata ou encore un somptueux Faux filet maturé.
 
« Je privilégie le très bon au trop beau, même si le visuel reste important, explique-t-il. Tous les matins, quand je discute avec mes producteurs, je suis à la recherche permanente du goût le plus pur et de la meilleure qualité. C’est ce que je veux mettre en avant, je ne mets pas mon égo dans ma cuisine. Un restaurant, ça n’est pas que le chef, c’est un ensemble de choses, c’est une ambiance, un service… et la musique bien sûr. » A déguster bien sûr avec la carte des vins naturels concoctée par Michael Grosman, moitié du duo des Enfants Rouges du Marché.

 

Lucie Gouze